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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 07:55
L’acarien Varroa destructor n’est pas le tueur unique
 

   On le savait depuis longtemps, l’acarien Varroa destructor est une vraie plaie pour les ruchers d’Amérique comme d’Europe. Introduit sur le Vieux continent puis les deux Amérique depuis l'Asie entre les années 1950 et 80, cet acarien de la taille d'une tête d'épingle, qui parasitent les larves des colonies, provoque plusieurs malformations visibles à l'œil nu, notamment des ailes, chez la jeune abeille. Se nourrissant de son sang (l'hémolymphe), il entraîne aussi une réduction de ses réserves de graisse et de la concentration en protéines de son sang, affaiblissant ainsi son système immunitaire et sa capacité à résister aux maladies, aux contaminants et aux stress. Pire, il peut aussi, comme nous l'avons déjà évoqué, lui transmettre une série de virus. Charmant mini vampire !


                                      Un varroa sur une larve d'abeille

 

Aux États-Unis, s'il a envahi un grand nombre d’exploitations apicoles, sa présence n’a toutefois été retrouvée que dans la moitié environ des colonies décimées par le CCD.  Il ne permet donc pas d’expliquer, à lui seul, l’hécatombe et les disparitions d’abeilles d’élevage qui frappent un tiers à un quart du cheptel américain chaque hiver depuis 2005 (lire notre encadré). À moins, ajoutent prudemment les auteurs de l’étude conduite sur des colonies de 2007, que des traitements par acaricide aient été effectués avant les prélèvements scientifiques dans ces ruches : dans ce cas, ils auraient pu masquer une forte invasion initiale de varroas et son impact sanitaire radical...

 

   Cette présence relativement faible de l’acarien au moment où les apiculteurs ont découvert leurs ruches effondrées (CCD), de même que l'absence ou le peu de spores de Nosema ceranae à l'intérieur, devrait d’ailleurs compléter, selon ces même chercheurs, la caractérisation du CCD. Initialement, ce syndrome a été décrit en 2007 comme vidant brutalement les colonies de la plupart de leurs ouvrières, alors même que l'on retrouve encore la reine à l'intérieur, de même que le couvain et des provisions de miel presque intacts. Ce critère supplémentaire permettrait ainsi de distinguer les épisodes de CCD des mortalités plus communes dues aux varroas ou à d’autres pathogènes ordinaires.


                    Grâce à des ventouses, l'acarien s'accroche à l'abeille ! © Scott Bauer ARS/USDA

 

 

Demain 12 septembre, la suite : Des résidus de pesticides aussi nombreux que variés

 

LA SÉRIE...

(1) UNE PREMIÈRE ÉVALUATION TROP ... RICHE ?
(2) UNE MEILLEURE DESCRIPTION DES ÉPISODES D'EFFONDREMENT (CCD)
(3) LA CULPABILITÉ DES VIRUS RELANCÉE ?ENTRETIEN EXCLUSIF AVEC MAY BERENBAUM SUR SA NOUVELLE DÉCOUVERTE CONCERNANT LES VIRUS...
(4) LE RÔLE DU MICRO CHAMPIGNON NOSEMA CERANAE DEMEURE INCERTAIN
(6) DES RÉSIDUS DE PESTICIDES AUSSI NOMBREUX QUE VARIÉS.
(7) COMBINAISONS EXPLOSIVES !
(8) DES  CARENCES NUTRITIONNELLES INQUIÉTANTES.
(9) UN MARQUEUR DU CCD BIEN ÉTONNANT !

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Published by Vincent Tardieu - dans Déclin des abeilles
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