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5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 08:00

   Ah! ces Américains, toujours une longueur d’avance... Non seulement, le déclin des abeilles conduirait à tuer la pizza spéciale pepperoni, en nous privant des tomates, du poivron et autres garnitures, mais il nous condamnera à une désastreuse fonte des glaces. Si, si ! Pas celles de l’Arctique, dont l’Américain moyen se moque comme d’une guigne, mais celles qui emplissent son boc en carton d’un demi-litre posé sur son plateau TV : la disparition de la classique Macadamia, de la fraise-vanille ou de la poire caramélisée avec noix de Pécan grillée est programmée.

                                                                                                                                © Jean-Luc Picasa album

 

   Cela vous laisse froid ? Vous avez tort. Les abeilles permettent « la production des ingrédients de presque 40 % de nos meilleures glaces[1] », assure Josh Gellert, le gestionnaire d’Häagen-Dazs aux États-Unis, qui a lancé en 2007 cette émouvante croisade en faveur des pollinisatrices auprès du grand public. Avec Site Web à l’appui, actions dans les écoles, incitation à cultiver des plantes mellifères et à donner pour la recherche apicole, comme nous le racontons dans L'étrange silence des abeilles. En l’honneur de « ces petits héros bourdonnants que nous voulons garder », la firme a même créé une super crème glacée vanille de Madagascar et miel de trèfles du Dakota. De quoi mobiliser le consommateur du Middle West. Car « quand l’abeille est en danger, nous sommes tous en danger ! », martèle ce chevalier glacier de l’Apocalypse. Et ça marche… Les (petits) dons privés affluent vers les labos de recherches.

   Dernier acte de leur campagne de business charitable, après leur dotation de deux équipes universitaires de recherche sur l’abeille (en Californie et en Pennsylvanie) à hauteur de 375 000 dollars en deux ans, la firme  vient de produire une série de clip musicaux pour le premier National Honey Bee Awareness Day [la Journée nationale de conscience pour l'abeille mellifère] qu’ils ont lancé le 22 août dernier. S’appuyant sur le talent et le sens de la dérision de cinq jeunes frères de Los Altos, en Californie, ils ont diffusé une série de clips sur la toile qui buzzz grave... Faut dire que Max Lanman, l’aîné du groupe, fait des études de cinéma. On lui doit ce clip "Do the Honey Bee" : Fais l’abeille, toi aussi, mon frère ! Allez, man, ondule ton corps et rejoins la danse électro des butineuses !


   Bon, pour mieux partager l’apicool attitude, un peu de pédagogie. Avec ce message simple : elles meurent ? Vous mourrez !


Y a la version électrorapeuse, avec jupette rayée et coiffe à antennes. So cute !


   Et cette variante de la Fièvre du samedi sombre au sein des ruches avec boule-soleil à facettes.


   Perso, j’aime particulièrement l’interprétation claquettes des vieilles abeilles avant disparition.



   Bon enfant et dégoulinant de bons sentiments. Ridicule, vous avez dit ? Allons, allons, esprit chagrin, c’est pour la bonne cause !



[1] La production du cacao, de la vanille, de la fraise, de la myrtille, du cassis, de la framboise, de la poire, de la cerise, de l’abricot, des prunes, de la pêche, du citron, de l’orange, du melon, du fruit de la passion, de l’amande, de la noix du Brésil et de macadamia, etc. dépend des insectes pollinisateurs et des abeilles en premier lieu.

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Published by Vincent Tardieu - dans Elles sont formidables !
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