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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 17:32

 

   Le 22 mars dernier, les arboriculteurs de l’Association Rhône-Loire de développement de l’agriculture biologique réclamait l’autorisation d’un insecticide à base d’Azadirachta indica, un arbre d’Asie du Sud communément appelé Neem, lors d’une rencontre avec des représentants du Service régional de l’alimentation de Rhône-Alpes (SRP).

   Bien qu’interdit d’usage en France, ce pesticide est déjà largement utilisé par des arboriculteurs bio, et l’administration semble faire preuve de clémence.

Neem

                                                                                                    Feuillage et fleurs de Neem asiatique

   Cet usage illégal ne serait pas pour me scandaliser si les nombreuses et bénéfiques propriétés naturelles du Neem (antifébrile, antibactérienne ou anti-inflammatoire) ne présentaient également certains risques pour les abeilles et les humains. Chez l’hyménoptère, une étude de 2000 [1] montrent en effet que l’azadirachtin (la molécule active de cet insecticide végétal) réduit significativement la consommation de sirop des butineuses en condition expérimentale. L’équipe a montré, en outre, un effet de mortalité chez les abeilles adultes avec des sirops contaminés par l’azadirachtin (à partir d’une concentration de 10.87 µg ou microgramme/ml de sirop), et plus encore chez les larves d’ouvrière (à partir de 100.13 ng ou nanogramme/ml). Les nymphes ont également présenté des pigmentations précoces et anormales de plusieurs appendices.

   Quant aux mammifères, une étude fait état de perturbation endocrinienne par cette molécule [2] - le Neem est parfois utilisé comme moyen de contraception en Inde -, une autre  rapporte qu’il s’agit d’un carcinogène génotoxique [3], et une troisième qu’il provoque des lésions du foie et des poumons chez le rat [4].


   Comme quoi tout ce qui est « naturel » n’est pas forcément  à consommer ! Il est bon de rappeler que dans leur développement évolutif, les plantes, qui ne peuvent fuir leurs nombreux prédateurs, ont mis au point pour se défendre des poisons parfois redoutables. À manier donc avec précaution...



[1] Peng C Y S et al. (2000) The effects of azadirachtin on the parasitic mite, Varroa jacobson and its host honey bee (Apis mellifera), Journal of Apicultural Research, Vol. 39 (3-4) pp. 159-168.

[2]Shakti N. Upadhyay et al. (1993), Antifertility Effects of Neem (Azadirachta indica) Oil in Male Rats by Single Intra-Vas Administration : An Alternate Approach to Vasectomy, Journal of Andrology.

[3]Rosenkranz HS et Klopman G (1995) An examination of the potential « genotoxic » carcinogenicity of a biopesticide derived from the neem tree, Environ Mol Mutagen.

[4]Rahman MF er Siddiqui MK. (2004) Biochemical effects of vepacide (from Azadirachta indica) on Wistar rats during subchronic exposure, Ecotoxicol Environ Saf..

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Published by Vincent Tardieu - dans News
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commentaires

click this link 13/10/2014 11:57

Neem has so much of properties, which mostly are not known to humans. Neem has medicinal properties which cure so many diseased like chicken pox, migraine and so such. When applied on the face in grinded form, it cures pimples and acnes.

Karg se 25/02/2011 10:40


Dire que le neem est moins toxique que les néonics c'est insuffisant, il faut comparer les doses d'épandages et la dose réellement contenu dans la sève et le pollen. Certains opérateurs vendent du
tourteau de neem, ce tourteau contient sans doute les molécules terratogènes et génotoxiques mise en évidence dans les publications cités plus haut. C'est un sacré paris de vendre et d'utiliser un
produit issu d'une pression d'une matière première à haut risque.


Galland Noél.TERRANEEM 25/08/2010 15:03


Bonjour,
Juste un petit commentaire concernant:
a) L'effet de l 'huile de neem sur les abeilles .

L'huile de neem n'est pas comme tous le monde veut bien le dire un insecticide au sens propre du terme,en fait les 4 composants majeurs a savoir,l'azadirachtin,la salanin,le melantriol et la
nimbinin sont des anti-appetents ,des répulsif et régulateur de croissance,seul les insectes se nourrissant de végétaux sont touchés par ces molécules.Les abeilles ne sont pas des insectes ,elles
peuvent être atteinte uniquement si la pulvérisation est directe et si le dosage n'est pas maitrisé,un surdosage peut entrainer des désordres chez les jeunes abeilles uniquement.Sont action la plus
interessante est systémique.
2) L'huile de neem est utilisé comme contraceptif,cela est vrai mais sont action comme spermicide et contraceptif ne fonctionne que si on l'utilise intravaginalement,d'autre part les indiens ne
sont pas plus ignorant que les europeens,il ne boivent pas l'huile de neem ,mais une infusion a base de feuilles et cela n'est pas la même chose car des études ont depuis longtemps démontrées que
l'ingestion de l'huile de neem etait dangereux pour la santé:
Certaines études réalisées en Inde ont prouvées que de jeunes enfant de moins de 4 ans ayant été traités avec de l'huile de neem a raison de 5 à 30 ml par jour,ont contracté des désordres
physiologiques proche du syndrome de REYE.
3)Pour le rat la dl50 par ingestion varie suivant les périodes de production de 1000à 4000mg/kg par ingestion et de 2000mg/kg par contact,il y a peut de risques à ce niveau.
J'espére que ces quelques informations seront utile pour arriver à mieux comprendre les multiples facettes de cette huile bénéfique.Merci


Vincent Tardieu 26/08/2010 10:17



Merci bien pour ces précisions, et notamment celles concernant l'impact sur l'homme de l'huile de Neem. Toutefois, vous nous dites, à propos de l'abeille : "seuls les insectes se nourrissant de végétaux sont touchés par ces molécules. Les abeilles ne sont pas des insectes..." Elles
le sont bien (des insectes hyménoptères), je vous l'assure, et se nourrissent de nectar et pollen végétaux. Vous voulez dire peut-être qu'elles ne sont pas herbivores, en revanche ? Et laissez
entendre que seuls les insectes herbivores seraient affectés dans la mesure où se produit serait présent dans les parties végétatives ? Mais en quoi la diffusion de cette molécule via la sève -
le produit est systémique, si je comprend vos explications - empêcherait sa présence dans les capitules des fleurs, le nectar et le pollen, et donc d'avoir l'effet anti-appetent, répulsifs et
régulateur de croissance que vous indiquez, sur les insectes pollinisateurs ? Les apiculteurs ont bien montré que les pesticides systémiques pouvaient atteindre les pollinisateurs par le nectar
et le pollen... Merci d'éclairer ma lanterne et de l'intérêt que vous témoignez à ce blog.


V.T.



sabench 03/06/2010 18:08


Bien sur on peut faire des études des effets de l'huile de neem sur les abeilles, mais le plus urgent serait de faire ces études sur les pesticides aux quels elles sont exposés, qui sont bien plus
toxiques et qui n'ont pas été correctement évalués,certaines études légalement obligatoires n'ont pas été faites.
Ce que vous proposez (observation de ruches en contact avec des cultures exposées, et comparaison avec des "témoins" non exposés) c'est exactement ce que demandent les industriels des pesticides.
Pourquoi? Par ce que les résultats ne sont pas interprétables : trop de facteurs interviennent, on ne contrôle pas l'espace de butinage d'une ruche, pas de témoin "blanc" possible dans la nature
(risque de contamination chimique ou pathogène);
C'est ce que Syngenta a fait pour le Cruiser concluant qu'il n'y avait pas de différence entre les deux lots de ruches...sauf qu'à la lecture détaillée de documents (obtenus aprés intervention de
la CADA) on voit que la moitié des ruches exposées deviennnent bourdonneuses(mortes sous peu) syngenta met un nouvel essaim dans la ruche et continue , et que dans une autre expérience il est écrit
que les ruches exposées sont plus sensibles aux maladies. Donc pas de différence! et l'AFSSA valide!

La meilleure solution est celle adoptée par l'expertise collective du CST pour Gaucho et Régent. Comparer les rapports PEC/PNEC.
En clair, comparer le niveau de résidus de pesticides présent dans l'environnement et auquel l'abeille est exposée, avec le niveau à partir du quel il n'y a plus aucun effet toxique sur l'abeille.
Lorsque PEC/PNECest supérieur à 1, il y a risque pour l'abeille.
C'est la méthode la plus précise.


Vincent Tardieu 03/06/2010 19:01



J'agrée votre remarque sur l'évaluation insuffisante des pesticides de synthèse pour les insectes pollinisateurs. Je précise d'ailleurs ce point dans mon ouvrage et dans plusieurs articles de ce
blog, notamment sur les temps d'exposition et de suivi, sur les castes d'abeilles à exposés, ainsi que sur les combinaisons de molécules.


Je ne vous suis pas, en revanche, sur l'absence d'intérêt à mener un suivi sur le terrain des abeilles exposées à ces traitements (ou à un insecticide à base de Neem), si et seulement si on
conçoit ces protocoles de suivi de colonies d'abeilles sur un temps suffisamment long et des sites diversifiés, en condition agronomique habituelle, et si l'on étudie plusieurs paramètres
biologiques et comportementaux des colonies exposées.


Ce suivi post-traitement de terrain présente, vous avez tout à fait raison sur ce point, de nombreux biais et difficultés méthodologiques (je vous renvoie d'ailleurs, ainsi que les lecteurs, au
chapitre 6 de mon livre qui les détaille). Mais je me permets de vous faire observer que l'approche écotoxicologique actuelle en laboratoire n'est pas non plus dépourvue de biais et de limites -
ne serait-ce que sur les temps d'exposition, les castes d'abeilles exposées et de taille des échantillons des abeilles testées. Même avec l'approche PEC/PNEC, qui soit dit en passant conduirait à
retirer du marché un très grand nombre de molécules pesticides, comme je l'indique dans mon livre... Ce qui est d'ailleurs un résultat fort instructif sur la pertinence de certaines homologations
actuelles et sur la politique de protection de la biodiversité rurale d'une manière plus générale ! Nous serons sans doute d'accord tout les deux, en revanche, pour ne pas faire dépendre les
dossiers d'homologation des pesticides sur les seules études d'impact conduites en champs, ni de leur accorder "le dernier mot" en quelque sorte, comme la réglementation européenne le souhaite.
Et cela pour les raisons de biais que vous indiquez et que je rappelle moi-même dans mon ouvrage pour ces essais en champs.


Faut-il en conclure que ces observations post-homologation, en situation de cultures, n'ont aucun intérêt sinon de noyer le poisson des risques toxicologiques ? Je ne le pense pas. Selon moi, ces
deux méthodes ne doivent pas s'exclure, mais se compléter - en modifiant les protocoles suivis actuellement.


Je pense également qu'il est vraiment temps de mettre en oeuvre de véritables observatoires indépendants, reliés entre eux et rigoureux quant à leurs protocoles et méthodes d'analyses, afin de
mieux comprendre les impacts des produits phytosanitaires sur les insectes non ciblés (et pas seulement sur l'abeilles mellifère), ainsi que l'impact des conduites agronomiques elles-mêmes. Ces
études de terrain n'ont de sens qu'en s'inscrivant dans la durée (pluriannuelles) et en croisant les paramètres analysés (toxiques chimiques, pathogènes, conduites culturales, structures et
ressources du paysage, météorologie...). Et cela même s'il s'agit d'une entreprise au long cours et coûteuse. Car on ne peut pas considérer que les problèmes de l'abeilles et de la biodiversité
des insectes sont multifactoriels sans se donner les moyens d'en comprendre mieux les processus. Suis-je totalement irréaliste ?


Cela ne signifie pas de toutes façons qu'il faille attendre les résultats de ces études au long cour que j'appelle de mes vœux pour réduire très sérieusement l'exposition de ces insectes aux
différents toxiques en interaction ou attendre d'augmenter les surfaces des cultures biologiques en France aux résultats de ces études. Agir dans ce sens dès à présent relève, selon moi, et comme
je l'ai écris dans mon livre, du principe de précaution. Cette politique, pour réussir, demande une vaste concertation interprofessionnelle avec cet objectif clairement affiché. L'usage
d'insecticides biologiques et de méthodes agronomiques intégrées relève de la même nécessité que la réduction drastique de l'exposition des pollinisateurs aux pesticides de synthèse.


Je ne crois pas, pour autant, qu'une telle réduction, souhaitable je le répète, suffise à régler les problèmes actuels de l'abeille et de l'érosion de la biodiversité rurale.


V. T.



Sabench Jean 01/06/2010 16:46


Bonjour, je suis un des organisateurs de l'action sur l'huile de neem à St Chamond, et réagis à votre article:

tout produit insecticide (naturel ou de synthèse chimique) est un produit toxique, de même que les fongicides et autres produits "cides".
L'huile de neem utilisée à dose trop élevée est toxique pour l'homme, à faible dose elle a des propriétés bénéfiques connues et utilisées depuis des siècles. Elle est donc à utiliser avec
précaution.

Nous en revendiquons le droit à l'utilisation car son usage traditionnel pour la protection des cultures est largement répandu, depuis longtemps, sans effets négatifs apparents, mais aussi parce
qu'elle est moins toxique que les pesticides chimiques proposés pour un même usage.

Les populations indiennes boivent de l'huile de neem pour se soigner.( Comme quoi ce qui est "naturel" peut être bon à consommer, avec modération!). Qu'adviendrait-il de quelqu'un qui avalerait du
CONFIDOR, SUPREME, PIRIMOR, DECIS ou CALYPSO, produits homologués pour lutter contre les pucerons verts ou cendrés du pommier ?

L'huile de neem est peu toxique pour les mammifères. La dose sans effet toxique constaté est de
112 mg/Kg de poids corporel, pour de l'AZATIN qui contient 7,74% d'Azadirachtine (principe actif )[1], alors que l'huile de neem obtenue par pression à froid n'en contient que 0,3% soit 25 fois
moins.
Des effets toxiques sont mentionnés, mais à des doses élevées, bien supérieures à l'exposition découlant d'un usage normal de l'huile de neem.

Dans le document d'homologation de l'huile de neem du 14 octobre 2009, l'agence américaine EPA [2] écrit :
"Aucun effet sur la reproduction et sur le développement n'ont été constatés dans une étude réalisée sur 3 générations de rats nourris avec 10% d'huile de neem dans le régime alimentaire. Les
effets sur la reproduction et sur le développement ne se produisent que dans des études in vitro avec contamination directe du sperme ou la contraception intra-utérine avec exposition
intravaginale, ou par injection sous-cutanée." (page 18)

En outre, L'huile de neem pressée à froid et ses composants ne sont pas structurellement liés aux agents mutagènes connus, et n'appartiennent pas à une classe de composés contenant des produits
chimiques mutagènes connus. Les êtres humains sont régulièrement exposés à cette substance par voie orale (comme un médicament populaire traditionnel) et l'exposition par voie cutanée (lorsqu'elle
est utilisée sur la peau et les cheveux) à des niveaux qui sont nettement plus grands que ceux qui serait attendus d'une utilisation comme pesticide. En outre, une recherche documentaire
approfondie de plusieurs bases de données scientifiques (c.-à-ChemIDplus, HSDB, Toxline, CCCRIS, DART, GENETOX, IRIS, ITER, LactMed, Multi-Base de données, TRI, HazMap, produits ménagers, et TOXMAP
TOXNET) pour la période 1980 à 2008 n'a pas pu trouver d'autres données / informations concernant la mutagénicité ou la génotoxicité de l'huile de neem pressée à froid. Par conséquent, l'EPA
conclut que, pressée à froid l'huile de neem n'est pas mutagène ni génotoxique. (page9)

" L'huile de neem pressée à froid pourra être soumise à des vérifications supplémentaires afin de mieux caractériser les effets liés à la perturbation endocrinienne, lorsque les protocoles d'essai
du programme de dépistage des perturbateurs endocriniens (PESD) auront été élaborés et validés." (page 9)


L'huile de neem présente pour l'abeille une toxicité aiguë faible DL50 =45µg/abeille, à comparer avec pyrimicarbe (4µg/ab), acétamipride (8µg/ab) , deltaméthrine (0,015µg/ab), imidaclopride
(0,0037µg/ab), qui sont des matières actives homologuées pour le même usage.


De plus l'huile de neem, contrairement aux néonicotinoïdes, n'est pas un insecticide systémique , ce qui limite les risques d'exposition de l'abeille.

Mais l'huile de neem a des effets sublétaux sur l'abeille, en particulier par ses propriétés larvicides dues à son action endocrinienne chez les insectes.

Il semble donc prudent de préconiser une utilisation hors floraison et hors présence d'abeilles.

----------------------------------

[1] Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire : Neemix 4.5, Note réglementaire REG2000-13, page 11

[2] U.S. Environmental Protection Agency, "Cold Pressed Neem Oil", PC Code 025006.


Vincent Tardieu 03/06/2010 17:13



Merci bien, Jean Sabench, pour votre commentaire et toutes ces précisions fort utile sur les risques liés à l'huile de Neem.


Si j'ai bien compris les passages des dossiers d'homologation que vous citez, cette huile insecticide d'origine végétale, extraites par une pression à froid et à faible concentration dans les
préparations agronomiques, ne présentent pas un danger létal pour les mammifères (homme compris) ni les abeilles. Elle aurait même certaines vertus thérapeutiques, dites-vous. Les valeurs de DL50
(dose tuant la moitié de la population testée) indiquerait également que cette substance est moins toxique pour notre hyménoptère que la plupart des pesticides et notamment du Gaucho, qui
inquiètent tant les apiculteurs depuis des années. Ces précisions valaient effectivement d'être apportées.


Vous soulignez, toutefois, que cette substance n'est pas sans risque sublétal (possibilité de perturber certaines fonctions et comportements) chez l'abeille. Une simple recommandation d'un usage
agricole en dehors des périodes de floraison ou de présence de colonies, est-il suffisant ? Ne faudrait-il pas soumettre un tel insecticide "biologique", au préalable à son homologation, à
des tests expérimentaux in situ, avec des colonies sur des cultures traités par cette huile insecticide, sur une ou plusieurs saisons ? C'est après tout la logique de précaution
justement revendiquée par la profession apicole. Une méthode malheureusement peu ou pas appliquée pour un grand nombre d'insecticide de synthèse considérée initialement "sans risque significatif"
pour les abeilles. Il me paraît urgent de l'appliquer, en tout cas, à toutes les molécules phytosanitaires dont on a mis en évidence, en laboratoire, un risque d'effet sublétal sur les
pollinisateurs.


Encore merci pour votre commentaires éclairé. V. T.



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