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4 janvier 2011 2 04 /01 /janvier /2011 21:14

   On ne peut souhaiter qu'une meilleure année à tous les hyménoptères de la planète, après une sucession de décennies aussi calamiteuses ! Et pas seulement pour notre abeille mellifère. Une étude américaine récente confirme le déclin spectaculaire des bourdons aux États-Unis[1]

Après trois ans d’analyses de 73 000 données provenant de différents muséums, sur les changements d’aire de distribution et de structure génétique des populations de huit espèces de bourdons, un groupe de chercheurs de l’Illinois et de l’Utah vient de montrer que l’abondance relative pour quatre de ces espèces a plongé dramatiquement, jusqu’à 96 %, et que leurs aires de répartition s’est contractées de 23 à 87 % au cours des vingt dernières années.

   Si une trop faible diversité génétique pourrait être en cause, les auteurs de l'étude notent également une corrélation troublante entre ces populations déclinantes et leurs niveaux d’infection par le micro-champignon Nosema bombi. Un protozoaire dangereux pour les bourdons qui aurait pu s'inviter sur le sol américain à la faveur des importations de colonies d'abeilles ou de bourdons en provenance du Vieux continent ou de certaines locations de colonies à des cultivateurs européens au début des années 90.

bourdon

 Les quatre espèces en déclin sont, à l’Ouest des États-Unis, Bombus occidentalis (A) et à l’Est B. pensylvanicus (D), B. affinis (G) et B. terricola (H). Les espèces aux abondances stables sont, à l’Ouest, B. bifarius (B) et B. vosnesenskii (C), et à l’Est B. bimaculatus (E), et B. impatiens (F).  © D. Ditchburn, L. Solter, M. Layne, T.Wilson, J. Whitfield, J. Lucier et J. James-Heinz.

    Sur notre continent, les bourdons du Vieux continent ne sont pas mieux lotis. Un recensement important, publié en 2007 et passé largement inaperçu[2], s'était intéressé aux changements de distribution de 60 espèces et sous-espèces de bourdons dans onze pays de l'Europe occidentale et centrale[3] depuis le début du xxe siècle. Et cette revue bibliographique était consternante : 80 % de ces taxons sont menacés dans au moins un pays de cette région d’Europe, 30 % sont vulnérables dans toute cette zone géographique et 4 taxons ont disparu dans les onze pays entre 1951 et 2000.

    Or, le déclin de ces gros pollinisateurs se poursuit. En janvier 2009, un entomologiste et une écologue britanniques ont montré que 6 des 16 espèces de bourdons étudiés en Grande-Bretagne ont vu leurs populations et leurs aires de répartition également régresser[4]. L’une d’elle, Bombus subterraneus, aurait même disparu tandis que quatre autres espèces risquent fort de la rejoindre...

 


 [1]Sydney A. Camerona et al. (2010) “Patterns of widespread decline in North American bumble bees”, PNAS, doi:10.1073. Pour lire cette étude, cliquez ici.

[2]Belgique, Pays-Bas, Luxembourg, Danemark, Allemagne, Suisse, Autriche, Tchéquie, Slovaquie, Hongrie et Pologne.

 [3]Andrzej Kosior et al. (2007) “The decline of the bumble bees and cuckoo bees (Hymenoptera: Apidae: Bombini) of Western and Central Europe”, Oryx, 41,1. 

 [4]Paul H. Williams et Julie L. Osborne (2009) “Bumblebee vulnerability and conservation world-wide”, Apidologie, 40, 367–387.  

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 14:26

   La disparition des abeilles ne fait plus la "une" des médias, et pourtant elle se poursuit. Cette année 2010 confirme les tendances au déclin enregistrées les années précédentes au sein des ruchers d'abeilles mellifères dans de nombreux pays occidentaux et du Moyen-Orient.

   En mai dernier, je vous révélais les données aux USA sur les dépeuplements de leurs colonies : il était estimé en ce début de printemps à 33,8 %. Une confirmation donc, voire même une aggravation, après les pertes de 29 %, 35,8 % et 31,8 % enregistrées les trois printemps précédents. Cette véritable série noire mêle à des fortes mortalités au sein des ruches, des disparitions mystérieuses et brutales de colonies. Un phénomène encore mal expliqué que l’on a appelé en 2007 le “Syndrome d’effondrement de la colonie” (CCD). Et le nombre d'exploitants affectés par ces différentes formes de pertes a même augmenté de 23 %, par rapport à 2009, la majorité d'entre eux estimant ce phénomène totalement « anormal ».

Guepes et Pollinisateurs tropicaux.jpg              Collection de guêpes pollinisatrices © V. Tardieu

   La France ne s'en tire guère mieux : selon les toutes premières données rassemblées par le nouvel Institut de l'abeille (ISTAP), encore en cours d'analyses et non officielles, les ruchers de quelques 138 apiculteurs témoins ont connu durant l'hiver 2009-2010 une perte moyenne de leurs colonies d'environ 25 %. Pire que l'an dernier (23,31 %), et un peu mieux qu'au printemps 2008 (29,35 %). Il reste que le taux de réponses retournées à l'ISTAP par ce panel d'apiculteurs est plus bas que les deux années précédentes.

   Le 12 novembre, c'est le journal francophone libanais  L'Orient-Le Jour qui rapportait les derniers chiffres de perte au Liban, où vivent 4 100 apiculteurs et quelque 167 000 colonies d'élevage. Ce dépeuplement moyen s'élèverait, cette année, à 30 % des colonies et la baisse de production en miel serait proche de 70 %, d'après le professeur à l'Université libanaise Dany Obeid.  Des températures anormalement élevées ont été mise en avant par le ministère de l'agriculture. « Il y a également l'usage incontrôlé et chaotique des pesticides » a dénoncé le ministre Hajj Hassan, qui a pris l'exemple d'arboriculteurs effectuant jusqu'à dix-huit traitements phytosanitaires sur des agrumes. « Comment voulez-vous que les abeilles survivent à cela ? Ces produits tuent les insectes utiles autant que les nuisibles. » a-t-il ajouté, alors que son ministère tente de réformer ces usages et de reconstruire l'administration agricole localement.

   Si le maintien de nombreux pathogènes (l'acarien Varroa destructor et le micro-champignon Nosema ceranae) et la découvertes de nouveaux virus sont régulièrement pointés du doigt ici et là, les conséquences néfastes de l'agriculture industrielle, et en premier lieu l'usage des pesticides et la destruction des micro habitats et ressources mellifères, sont également à l'œuvre. Les abeilles - et bien d'autres organismes sauvages - ne sont pas tirées d'affaire !  

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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 16:55

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                                                                                                                                                          © Film La Reine malade.

Loin des caricatures de certains films documentaires sur le déclin des pollinisateurs, le film de Pascal Sanchez pose un regard sensible sur le monde des abeilles et sur leurs gardiens. Et surtout, il prend son temps ! Près de 90 minutes au fil des saisons, dans les somptueux territoires des Hautes-Laurentides, au Québec, où le réalisateur suit Anicet Desrochers. Ce dernier est un faiseur de reines, un tendre complice des abeilles, un inventeur de saveurs miélés très attachant - lui et sa compagne ont été récompensés par trois médailles pour leur hydromel au dernier congrès mondial de l'abeille Apimondia en septembre 2009.

   Le talent de ce film est, en partie, de s'interdire tout commentaire, tout "discours sur", pour mieux écouter et donner la parole aux apiculteurs et à leurs protégées. La réussite de La Reine malade tient aussi aux très belles images que l'on doit au directeur photo Geoffroy Beauchemin, à cette écriture intimiste proche des films de fiction, et à la musique originale (Serge Nakauchi Pelletier), présente sans jamais être omniprésente, qui les accompagne.

   La beauté de ce film tient surtout à celle d'Anicet Desrochers, un homme généreux et fier de « participer à ce redressement écologique », à ce gars au look d'adolescent, plein de vie, simple, subtil et émouvant à la fois, aux grandes mains qui dansent sans cesse. Comme ses abeilles. Ce reproducteur de reines, encore jeune mais déjà sage, dont le verbe est fort, développe une analyse d'une grande pertinence face aux pertes à répétition que lui et ses collègues apiculteurs accumulent au fil des ans. Plein de questions et sans grande certitude sur le drame qui se joue au fond de ses ruches, il formule une analyse critique du monde agricole essentielle, véritable point de départ d'une autre forme de vie, de développement  : « Toutes ces aides (financières), dit-il, sont dirigées vers de grosses structures, du gros lait, du gros porc, du gros bœuf, du gros grain, de la grosse abeille ! Mais nous, on n'a pas besoin de tout ça, en réalité. On a juste besoin de belles petites économies régionales pour dynamiser tout ce qu'il y a autour... ». Et la force de La Reine malade est de jamais s'inscrire dans la lamentation ou les discours apocalyptiques de certains mouvements ; seulement dans la vie, dans le combat parfois rude mais sacrément beau de la vie. Au plus près de la nature sauvage. 

    Ce film, diffusé en première mondiale aux Rencontres Internationales du documentaire de Montréal ce mois de novembre, devrait également être présenté au public français, à Marseille, à l'occasion du Festival international du film documentaire, début juillet 2011. Je l'espère ardemment.

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En savoir plus & contacter le réalisateur.  

Découvrir la bande annonce du film

Ce film a été produit par Esperamos Films, une compagnie de production de films documentaires pour le grand écran créée en 2005, et Embryo Productions fondée en 2002, toutes deux au Québec.

22 novembre : La Reine malade vient de recevoir le grand prix des Rencontres internationales du documentaire, à Montréal, dans la section Éco caméra. Une récompense  justifiée !     

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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 11:05

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                                                                               Un nid d'Osmia avoseta vue du dessus © MaxiSciences

Toutes les abeilles ne vivent pas en colonie dans des nids faits de cire. Découverte dans la province turque d'Antalya, l'espèce Osmia avoseta niche, en solitaire, au sein d’un nid aménagé au sol à partir d’argile et de pétales de fleurs colorées. Selon la technique du mille-feuilles : une couche de pétales recouverte d’une fine couche d’argile, à son tour enrobée d'un second parement de pétales. Raffiné !

 

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Un cocon précieux dans une alcove florale... © MaxiSciences

Après avoir empli de nectar et de pollen la ou les deux chambres que contient ce nid, la femelle y dépose un œuf unique. Elle scelle alors l'ouverture supérieure de cette nurserie florale en repliant les pétales et en les collant à l'aide de boue. Ainsi protégée des prédateurs, la larve peut faire durant dix mois le plus beau des rêves : un rêve floral aux parfum d’une somptueuse délicatesse...

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Le nid d'O. avoseta, de 1,5 à 5 cm de long, extrait dans toute sa longueur  © MaxiSciences


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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 17:33

   Le postdoctorant David Tanner de l’Université de l’État de l’Utah a découvert deux nouvelles espèces d’abeilles dans le Ash Meadows National Wildlife Refuge, une réserve du Nevada située à 145 km au nord-ouest de Las Vegas.

Ash Meadows Crystal Spring                                                                                                                                                           Ash Meadows Crystal Spring © Stan Shebs

   C’est au cours d’une prospection sur les relations entre les pollinisateurs et des espèces de plantes rares du désert que Tanner et deux étudiants sont tombés sur ces nouvelles abeilles. Ces deux espèces, que le laboratoire d’entomologie de Logan, du département d’État à l’Agriculture, a confirmé être nouvelles pour la science, appartiennent au genre Perdita. Cette découverte a été un grand frisson, a déclaré le jeune naturaliste, qui s’est senti « redevenir un enfant ! »

   Pour spectaculaire qu’elle soit, cette trouvaille n’est toutefois pas totalement surprenante car ces prairies sèches seraient « le refuge de la plus vaste diversité d’abeilles au monde », selon l’entomologiste. Et d’autres découvertes analogues sont à attendre...

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Trois espèces du genre Perdita auquel appartient les deux nouvelles espèces d'abeilles découvertes © John S. Ascher

Perdita octomaculata,I JSA827 Perdita swenki, Swenks Perdita,I JSA27

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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 17:33

La situation ne s’arrange pas dans les ruchers américains. C’est ce qui ressort de l’enquête concernant plus de 22,4 % des 2,46 millions de colonies d’abeilles mellifères estimés aux États-Unis par les inspecteurs apicoles américains (AIA) et le laboratoire de recherche sur l’abeille à Beltsville, dans le Maryland (USDA-ARS ) [1]. En effet, après l’hiver 2009, les pertes des colonies apicoles sont estimées pour ce printemps à 33,8 %. Le déclin des abeilles d’élevage s’aggrave donc chaque année davantage, après les pertes de 29 %, 35,8 % et 31,8 % enregistrées les trois années précédentes. Cette véritable série noire mêle à des fortes mortalités au sein des ruches, des disparitions mystérieuses et brutales de colonies. Un phénomène encore mal expliqué que l’on a appelé en 2007 le “Syndrome d’effondrement de la colonie” (CCD).

En fait, seuls 28 % des apiculteurs sondés ont indiqué avoir connu un tel syndrome au sein de leur rucher au cours de l’hiver dernier. Mais ce sont ces éleveurs victimes du CCD qui paient néanmoins le plus lourd tribut : leurs pertes s’élèvent globalement à 44 %, contre 33,8 % au niveau national et 25 % chez les exploitants n’ayant pas déclarés de cas de CCD. Comme quoi, ce syndrome demeure un phénomène particulièrement sévère pour les abeilles américaines.

Autres signes de cette dégradation sanitaire, le nombre d’exploitants touchés cette année par ces diverses formes de pertes apicoles a augmenté de 23 %. Et leur perception qu’il s’agit de « pertes anormales » ne cesse de croître au fil des enquêtes, rapportent les auteurs de cette note publiée sur le site web du Centre de recherche sur la pollinisation de l’Université d’État de Pennsylvanie [2]: 61 % de leurs pertes sont à présent jugées anormales et insupportables !

Notons que ces chiffres de pertes ne concernent que celles étant survenues en hiver, et n’intègrent pas celles du printemps ou de l’été 2009, qui ont pu donner lieu à des remplacements par divisions, croissance et rachats. Enfin, les toutes premières données de ce printemps 2010 font craindre aux spécialistes un été des plus calamiteux pour les élevages d’abeilles américains, rendant cette filière agricole « de moins en moins durable », craignent les auteurs de l’étude.

Dernier point, il est aussi intéressant de noter que malgré l’impact du CCD, ils ne sont que 5 % des apiculteurs interrogés à le rendre responsable de leurs pertes. Ceux-ci les rattachent plutôt à un manque de ressources en nectar et pollen (dans 32 % des cas), à une mauvaise météo (dans 29 %), à un affaiblissement jusqu’à l’effondrement de leur colonie (pour 14 %), à l’acarien Varroa destructor qui pompe le « sang » des abeilles et leur transmet des virus (dans 12 % des cas), ou   « à des reines trop faibles chez 10 % des colonies perdues. Une autre façon de témoigner du caractère « multifactoriel » de ce déclin des colonies décrit par les spécialistes des abeilles.



[1] 4 231 apiculteurs ont répondu à cette enquête, soit un chiffre bien plus élevé (d’un facteur dix) que les années précédentes.

 [1] Ces résultats préliminaires d’une enquête encore à publier ont été rendus public le 22 avril 2010 : « Honey Bee Colonies Losses in the U.S., winter 2009-2010 », rédigé par Dennis vanEngelsdorp de l’Université d’État de Pennsylvanie, Jerry Hayes du Département de l’Agriculture de Floride, Dewey Caron de l’Université d’État de l’Oregon, et Jeff Pettis du laboratoire de recherche sur l’abeille de Beltsville (USDA-ARS ). Pour consulter cette synthèse, cliquez ici.

 

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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 17:32

 

   Le 22 mars dernier, les arboriculteurs de l’Association Rhône-Loire de développement de l’agriculture biologique réclamait l’autorisation d’un insecticide à base d’Azadirachta indica, un arbre d’Asie du Sud communément appelé Neem, lors d’une rencontre avec des représentants du Service régional de l’alimentation de Rhône-Alpes (SRP).

   Bien qu’interdit d’usage en France, ce pesticide est déjà largement utilisé par des arboriculteurs bio, et l’administration semble faire preuve de clémence.

Neem

                                                                                                    Feuillage et fleurs de Neem asiatique

   Cet usage illégal ne serait pas pour me scandaliser si les nombreuses et bénéfiques propriétés naturelles du Neem (antifébrile, antibactérienne ou anti-inflammatoire) ne présentaient également certains risques pour les abeilles et les humains. Chez l’hyménoptère, une étude de 2000 [1] montrent en effet que l’azadirachtin (la molécule active de cet insecticide végétal) réduit significativement la consommation de sirop des butineuses en condition expérimentale. L’équipe a montré, en outre, un effet de mortalité chez les abeilles adultes avec des sirops contaminés par l’azadirachtin (à partir d’une concentration de 10.87 µg ou microgramme/ml de sirop), et plus encore chez les larves d’ouvrière (à partir de 100.13 ng ou nanogramme/ml). Les nymphes ont également présenté des pigmentations précoces et anormales de plusieurs appendices.

   Quant aux mammifères, une étude fait état de perturbation endocrinienne par cette molécule [2] - le Neem est parfois utilisé comme moyen de contraception en Inde -, une autre  rapporte qu’il s’agit d’un carcinogène génotoxique [3], et une troisième qu’il provoque des lésions du foie et des poumons chez le rat [4].


   Comme quoi tout ce qui est « naturel » n’est pas forcément  à consommer ! Il est bon de rappeler que dans leur développement évolutif, les plantes, qui ne peuvent fuir leurs nombreux prédateurs, ont mis au point pour se défendre des poisons parfois redoutables. À manier donc avec précaution...



[1] Peng C Y S et al. (2000) The effects of azadirachtin on the parasitic mite, Varroa jacobson and its host honey bee (Apis mellifera), Journal of Apicultural Research, Vol. 39 (3-4) pp. 159-168.

[2]Shakti N. Upadhyay et al. (1993), Antifertility Effects of Neem (Azadirachta indica) Oil in Male Rats by Single Intra-Vas Administration : An Alternate Approach to Vasectomy, Journal of Andrology.

[3]Rosenkranz HS et Klopman G (1995) An examination of the potential « genotoxic » carcinogenicity of a biopesticide derived from the neem tree, Environ Mol Mutagen.

[4]Rahman MF er Siddiqui MK. (2004) Biochemical effects of vepacide (from Azadirachta indica) on Wistar rats during subchronic exposure, Ecotoxicol Environ Saf..

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